Une histoire d'amour pour la survie

Quand rien ne va plus

L’itinéraire Yaoundé Mboy ne nous était plus inconnu désormais. Mboy était à 650 km de Yaoundé la capitale. Le GPS annonçait 11h de trajet pour relier les deux destinations, C’était sans compter l’état des routes et l’infinité de nids de poule qui les jonchaient. C’est en Aout 2016 que je découvris la destination à l’issue d’un périple de 3 jours effectué à la hâte en compagnie de mon oncle Pierre. Pierre mesurait 2 mètres et était diplômé de comptabilité. Il avait un physique impressionnant et avec lui je me sentais en sécurité. Il gagnait sa vie en réalisant des missions pour des membres de la famille possédant des commerces. Il travaille sur un projet d’entreprise et est disponible. Fraichement diplômé de mon MBA et à la recherche d’un stage je suis en vacance au Cameroun. En quête de diamant nous nous dirigeons vers Bertoua; ville diamantaire située à l’est Cameroun. Il fait chaud par cet après midi de septembre 2016 et le bus à bord du quel nous quittons Yaoundé est confortable et climatisé. Repensant au cours sur les chaines de valeur, je propose à Pierre de remonter la filière afin d’acquérir les pierres au coût le moins élevé. La qualité de la connexion internet ; un luxe pour l’époque étant donnée les performances de la connexion actuelle, nous permet de faire quelques recherches sur les zones diamantifères de l’est Cameroun. C’est ainsi que nous découvrons un article parlant de CNK une joint venture Camerouno-Coréenne possédant une exploitation minière à Mboy, village frontalier avec la Centrafrique. L’article explique également que l’accès au village se fait en deux étapes. La première étape consiste en un trajet de 7 heures en Bus Saviem ; bus de marque Renault historiquement utilisés après la colonisation, de Bertoua à Batouri. Où après un ravitaillement nous reprenions la route pour un trajet de 12 heures jusqu’à Yokadouma. S’y trouvaient alors une gare routière de laquelle nous empruntassent des véhicules locaux non de par leur origine, mais de par leur révision mécanique. Ces véhicules de 5 places généralement Toyota Carina Break; communément appelés « Opep », transportaient 10 personnes sur la banquette arrière et 7 sur la banquette avant. Les heureux retardataires et les handicapés voyageaient dans la malle arrière, car la pression interne exercée par les membres du véhicule ne leur aurait pas permis de supporter le voyage. J’en ai moi même d’ailleurs fait les frais, demandant au chauffeur de s’arrêter en vain et renonçant presque à la jambe. 
Vie d’explorateur ….

Placeholder

En construction

En construction